Ma maison hantée
La pluie, le vent
Mon esprit hanté
Par ces cris, silencieux, humains, d'amour
Les vagues de beauté bleue sur mon âme
La course,
Le souffle essouflé
Les paris et les chiens
Ma mère, mon père
Mes amis
La
rigolade et les sourires tendres des nuages qui brillent haut dans le
ciel étoilé de mes nuits sans image et sages, mes vivres plus forts que
ta main, mes rires plus fort que ton cri
D'absence, pause
La quête, mendier sa vie, demander la direction
Maybe you scared too
Avant qu'il ne pleuve sur ma vie
Avant que le vol prenne son envol
Haaaaaaaaaa
Ma liberté, mes énergies, mes espoirs, mes rêves
J'appartiens à la vie
samedi 23 décembre 2017
mardi 19 décembre 2017
Enivrez-vous
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.
Baudelaire, le spleen de Paris, XXXIII
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.
Baudelaire, le spleen de Paris, XXXIII
jeudi 14 décembre 2017
Ólafur Arnalds - Árbakkinn ft. Einar Georg
The river in the lava
In a blue dream
she lingers alone
frolicly playing
on strings and rapids
and playfully splashing
the gray stone
in a still pool
the speed reduced
with modest charm
the river murmurs
continually reborn
and marvelous
she practices the art
which is the fairest from ancient fire
resonance is made
I hear the sound
in my heart
I hear the sound in my heart
By Einar Georg
In a blue dream
she lingers alone
frolicly playing
on strings and rapids
and playfully splashing
the gray stone
in a still pool
the speed reduced
with modest charm
the river murmurs
continually reborn
and marvelous
she practices the art
which is the fairest from ancient fire
resonance is made
I hear the sound
in my heart
I hear the sound in my heart
By Einar Georg
mardi 21 novembre 2017
On ne vit qu’une fois, une seule, Sergeï Essénine
On ne vit qu’une fois, une seule
La jeunesse ne brûle qu’une fois
Comme la lune dans son pays natal
Je veux vivre vivre vivre
Jusqu’à la peur, jusqu’au mal
Fusse comme un détrousseur, un chercheur d’or
Ne fusse que pour voir comment
Les souris dans les champs dansent de joie
Pour entendre comment
Dans les puits les grenouilles
Chantent de volupté
Comme la fleur du pommier jaillit mon âme blanche
Le vent soufflant sur mes yeux
En fait deux flammes bleues
Pour Dieu, apprenez-moi
N’importe quoi, je le ferai Pour chanter dans un jardin humain
mercredi 11 octobre 2017
Dominique Fourcade
Interview : http://www.lmda.net/mat/MAT02278.html
"
Dominique Fourcade, vous avez publié votre premier livre, Épreuves du pouvoir (José Corti) en 1961. Comment l'écriture est-elle venue à vous,votre intérêt pour elle?
D'abord, il faut que je précise que je m'intéresse au rugby ou au football, mais que je vis l'écriture. Je n'ai jamais pu vivre autrement que par l'écriture ou l'amour. Très jeune, je voulais écrire pour exister et je n'écrivais pas, donc je n'existais pas. De quelle manière l'écriture m'est venue, de manière tenue ou faible, je me rappelle seulement que ce fut une expérience existentielle d'une intensité extrême. Et depuis, je vis chaque nouveau livre comme un arrachement, un désossement."
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Dominique Fourcade, vous avez publié votre premier livre, Épreuves du pouvoir (José Corti) en 1961. Comment l'écriture est-elle venue à vous,votre intérêt pour elle?
D'abord, il faut que je précise que je m'intéresse au rugby ou au football, mais que je vis l'écriture. Je n'ai jamais pu vivre autrement que par l'écriture ou l'amour. Très jeune, je voulais écrire pour exister et je n'écrivais pas, donc je n'existais pas. De quelle manière l'écriture m'est venue, de manière tenue ou faible, je me rappelle seulement que ce fut une expérience existentielle d'une intensité extrême. Et depuis, je vis chaque nouveau livre comme un arrachement, un désossement."
vendredi 15 septembre 2017
mercredi 6 septembre 2017
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