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vendredi 31 juillet 2026

mardi 1 novembre 2022

 Eaux troubles

Début d'un nouveau chemin ?

Doutes

Mer

Vent

Agité par le sang mauvais

Gris ardoise

Fraise noire

Regarder par la fenêtre 

Le vent qui souffle sur le doux murmure de nuages brouage

La peau qui se craquelle

Lé nerf git sous terre

Se confond avec l'arc en ciel

Orange et bleu

Frais et cosmique

Je fuis et tend mon regard vers cet univers

Qui m'attend

Qui m'attend

Qui m'attend


samedi 29 octobre 2022

La terre nous aimait un peu, je me souviens

 RC

La terre nous aimait un peu, je me souviens

De toi, sur la lune, brillant d'étoiles dans les cheveux, 

Du sourire sans larme étincelle de mon désir

Du charme brillant, juste, doux comme la neige, de tes yeux ronds et marrons

Châtaignes prises dans la main

Brise sur ma joue

Des lendemains qui bruissent de mille odeurs jaunes, et citron vert

Le rayon poursuit son chemin vers l'arrête du bonheur

vendredi 28 octobre 2022

 Vivre sur un bateau

Enchanté, noir, doux, qui résiste aux vents de mon âme

Qui penche du côté de mes armes

Qui flotte dans une bouteille

Sans que rien ne dise à Mireille

Les abris, les vagues, les murs, les tempêtes

Rien qui ne soit prise de tête

dimanche 10 octobre 2021

Murmure la mer loin du fracas des étoiles

 

 Murmure la mer loin du fracas des étoiles 

 

Je t'appelle

Et le murmure me répond

Le son du miracle d'or et mi

Que vois-tu ?

Jusqu'ici rien, tu es libre, il me semble

Dans les tréfonds sonores de la terre

Endeuillée, enguirlandée, fatiguée

Futiles retords remords

La jouissance des poissons parlent aux yeux des hérissons

Le souffle du sport anticipé passe par la maison de la prairie

Les joies s'étouffent et se grippes

Echarpe de mon amour, écharde de ton ciel

Bricole bicolore et démonstrative, la mer parle, chante, rit, danse

Chuuuuutttttt

Murmure la mer dans le fracas silencieux des étoiles

Murmure ma mer loin du fracas des étoiles

mardi 8 décembre 2020

Guillevic

 Lien : http://blog.bnf.fr/lecteurs/index.php/2017/03/eugene-guillevic-1907-1997/


Mais quelle est l’essence de la poésie selon Guillevic ? Il en donne de belles définitions : « La poésie, c’est les noces de la parole et du silence » ; ou « une sculpture du silence. » Et la fonction ? « Pour moi, le poète doit aider à vivre le sacré dans la vie quotidienne. Vivre le sacré dans le moindre de ses gestes ».


https://www.franceculture.fr/emissions/jacques-bonnaffe-lit-la-poesie/eugene-guillevic-cest-le-silence-qui-parle-14-eugene

vendredi 11 septembre 2020

Aragon, LA NUIT D'EXIL

 Aragon

La Nuit d’exil

   

Qu’importe à l’exilé que les couleurs soient fausses
On jurerait dit-il que c’est Paris si on
Ne refusait de croire aux apparitions
J’entends le violon préluder dans la fosse
 
C’est l’Opéra dit-il ce feu follet changeant
J’aurais voulu fixer dans mes yeux mal ouverts
Ces balcons embrasés ces bronzes ce toit vert
Cette émeraude éteinte et ce renard d’argent
 
Je reconnais dit-il ces danseuses de pierre
Celle qui les conduit brandit un tambourin
Mais qui met à leur front ces reflets sous-marins
Le dormeur-éveillé se frotte les paupières
 
Des méduses dit-il des lunes des halos
Sous mes doigts fins sans fin déroulent leurs pâleurs
Dans l’Opéra paré d’opales et de pleurs
L’orchestre au grand complet contrefait mes sanglots
 
J’aurais voulu fixer dans ma folle mémoire
Cette rose dit-il cette mauve inconnue
Ce domino fantôme au bout de l’avenue
Qui changeait pour nous seuls de robe tous les soirs
 
Ces nuits t’en souvient-il Me souvenir me nuit
Avaient autant d’éclairs que l’œil noir des colombes
Rien ne nous reste plus de ces bijoux de l’ombre
Nous savons maintenant ce que c’est que la nuit
 
Ceux qui s’aiment d’amour n’ont qu’elle pour adresse
Et tes lèvres tenaient tous les soirs le pari
D’un ciel de cyclamen au-dessus de Paris
Ô nuits à peine nuits couleur de la tendresse
 
Le firmament pontait des diamants pour toi
Je t’ai joué mon cœur sur les chances égales
Soleil tournant des boulevards feux de Bengale
Que d’étoiles à terre et par-dessus les toits
 
Quand j’y songe aujourd’hui les étoiles trichèrent
Le vent charriait trop de rêves dérivés
Et les pas des rêveurs sonnaient sur les pavés
Des amants s’enlaçaient sous les portes cochères

 
Nous peuplions à deux l’infini de nos bras
Ta blancheur enflammait la pénombre éternelle
Et je ne voyais pas au fond de tes prunelles
Les yeux d’or des trottoirs qui ne s’éteignaient pas
 
Passe-t-il toujours des charrettes de légumes
Alors les percherons s’en allaient lentement
Avec dans les choux-fleurs des hommes bleus dormant
Les chevaux de Marly se cabraient dans la brume
 
Les laitiers y font-il une aube de fer-blanc
Et pointe Saint-Eustache aux crochets des boutiques
Les bouchers pendent-ils des bêtes fantastiques
Épinglant la cocarde à leurs ventres sanglants
 
A-t-il a tout jamais décidé de se taire
Quand la douceur d’aimer un soir à disparu
Le phono mécanique au coin de notre rue
Qui pour dix sous français chantait un petit air
 
Reverrons-nous jamais le paradis lointain
Les Halles l’Opéra la Concorde et le Louvre
Ces nuits t’en souvient-il quand la nuit nous recouvre
La nuit qui vient du cœur et n’a pas de matin

mardi 31 mars 2020

"Que j'erre au long des rues bruyantes", Alexandre Pouchkine

"Dans la cohue des rues bruyantes,
Dans la foule, sur un parvis
Ou dans les fêtes flamboyantes,
Partout, un songe tient ma vie.

Je dis : les ans sont des secondes,
Et tous, puisque nous sommes nés,
Il nous faudra quitte ce monde -
Et pour quelqu'un l'heure a sonné.

Je vois un chêne solitaire :
Ce patriarche des forêts,
Agé au siècle des mes pères,
Bruira lorsque je pourrirai.

A un enfant empli de grâce,
Je dis : adieu ! tu joues, tu ris
Et, moi, je dois céder ma place :
La mort m'attend et tu fleuris.

Pour chaque jour je me demande
Lesquels seront tirés au sort,
Qui sont les êtres qui attendent
L'anniversaire d'une mort.

Et moi, ma mort, je l'imagine :
Mourrai-je errant ? mourrai-je en mer ?
Ou bien dans la vallée voisine
Ferai-je ensevelir ma chair ?

Qu'importe où l'on se décompose :
Les os, bien sûr, ne sentent rien,
Mais j'aimerais qu'on me dépose
Où je serais plu près des miens.

Et que devant ma sépulture
La jeune vie puisse monter -
Qu'indifférente, la nature
Brille, éternelle de beauté."

lundi 25 novembre 2019

Titres de po-aimes

Des rochers dans la mer
Les anges du désir
Les ailes de l’amour
Assis à côté de moi sur une étoile
La vie, l’artriste, et le renard’eau
Le souffle du piano de ma vie
Larme
L’âme son
Solitaire Seul, rire, et finir son chemin
Dans les et toi le matin
Je me réveille en sortant de la mer
Je suis, las, dans le ciel
Le désir d’aimer
Murmure la mer loin du fracas des étoiles

vendredi 25 octobre 2019

Humeurs vagabondes

Humeurs vagabondes

Sous moi surgit les vagues
Les ondes Charles Lepic
Le coeur, les leurres, le beurre
Et mon pincement entre les yeux
Parmi tous ces nuages
Peux-tu être sûr ?
Regarde au loin
Sous la sapin
LA vie fourmille, l'envie se cache
Et pourtant, pourtant, pourtant
Je me meure de ne pas essayer, tenter, oser
Rire de tout et de rienmoi
Souffle du printemps endormi, des mirages insomniaques
Des briques dedans et aussi
Siffle mon coeur fatigué, joyeux, si peu serein comme l'oiseau qui tombe de son lit
Réveillé par les chevaux écarlates de la rose bleue couleur or
Ma vie, la vie,

vendredi 7 juin 2019

Pluies

Pluie
Larmes
Vent chez moi
Rires
Sourire
Empreinte
Carte vitale
Echecs
Plume d'autruche ment
Regarde les yeux noirs
De la plaine délicate et sanglante
Montre moi le score, les morts, le sombre visage
De la ritournelle chauve et bedonnante de mon éternelle sourire
Absence
Loup
Gare aux fous
Cavalier C3
Mange les brebis de l'état du moi
Et soigne ta gauche pour vivre
Exister
Parler
Chanter
Tu ne vis qu'une fois

vendredi 22 février 2019

Essai, erreur, liberté
D'entre prendre le chemin
De ma liberté,
Moments uniques bleus
Les mots sur les flots de mes ans goisses qui glissent
Le long du temps
Qui passe
Repasse, un verre à la main, devant la TV
Moi, surmoi, sur toi, sous moi, sous main
Et tremble d'effroi
Parce que la neige flotte irrévérencieuse et douce main dans un halo de pierres
Eternelles, qui pleurent, et traversent mon coeur, ma bataille
Et roulent en tapotant le ciel.

mardi 12 février 2019

Henri Michaux, poèmes

« Un moment qui traverse la route. Un moment qui n’insiste pas.
Un moment plutôt errant.
Un moment lendemain de grands moments »
(Lieux, moments, traversées du temps)

« Le chemin enchanté des regards
refait le corps admirable, et l’être semblable.
Mais l’automne, mon ami, est mon souci
l’automne, si tu comprends
Douce est l’origine de ailes… »
(Annonciation)

MA VIE S'ARRÊTA
J'étais en plein océan. Nous voguions. Tout à coup le vent tomba. Alors l'océan démasqua sa grandeur, son interminable solitude.

Le vent tomba d'un coup, ma vis fit « toc ». Elle était arrêtée à tout jamais.

Ce fut une après-midi de délire, ce fut après-midi singulière, l'après-midi de « la fiancée se retire ».

Ce fut un moment, un éternel moment, comme la voix de l'homme et sa santé étouffe sans effort les gémissements des microbes affamés, ce fut un moment, et tous les autres moments s'y enfournèrent, s'y envaginèrent, l'un après l'autre, au fur au mesure qu'ils arrivaient, sans fin, sans fin, et je fus roulé dedans, de plus en plus enfoui, sans fin, sans fin.

samedi 24 novembre 2018

Cabinet de poésie générale

Lien : http://www.theatreprouvette.fr/accueil/entree/cabinet-de-poesie-generale/

"Il aura suffi
D'un grain
Sur la rive
Sur la lèvre
Pour agiter
L'océan
Des rêves

Il aura suffi
D'un peu
De sable
Pour repenser
La dune
Et y plonger
Son âme

Il aura suffi
De ces rêves
De ces mains
De ces lèvres
De ce sable
Pour apprivoiser
L'étoile"

mardi 30 janvier 2018

Ouvrir (son âme) (l'âme de Guillevic)
Toucher (son coeur)
Explorer (l'amer)
Rire (de soi)
Respirer (la vie)
Vivre (le vent)
Peindre (son sourire de mille lumières)

mardi 16 janvier 2018

Ce grivois destin

Ce grivois destin
Soudain
Apparaît dans la nuit
Blanche
Fraîche
Cerise et confite
Brumeuse,
Venteuse,
Sulfureuse
Heureuse et sans lent demain
Sans ses significations cicatrices
Des mortes plaines
De mon inconscient insouciant
Ces perles de pluie
Ces roquettes et soquettes
Ses minauderies noires et
Multicolores de ma vie.

mercredi 3 janvier 2018

Jules Supervielle, Dans l'oubli de mon corps

Dans l'oubli de mon corps
Et de tout ce qu'il touche
Je me souviens de vous.
Dans l'effort d'un palmier
Près des mers étrangères
Malgré tant de distances
Voici ce que je découvre
Tout ce qui faisait vous,
Et puis je vous oublie
Le plus fort que je peux
Je vous montre comment
Faire en moi pour mourir.
Et je ferme les yeux
Pour vous voir revenir
Du plus loin de moi-même
Où vous avez failli
Solitaire, périr.

Jules Supervielle, Dans l'oubli de mon corps

samedi 23 décembre 2017

J'appartiens à la vie

Ma maison hantée
La pluie, le vent
Mon esprit hanté
Par ces cris, silencieux, humains, d'amour
Les vagues de beauté bleue sur mon âme
La course,
Le souffle essouflé
Les paris et les chiens
Ma mère, mon père
Mes amis
La rigolade et les sourires tendres des nuages qui brillent haut dans le ciel étoilé de mes nuits sans image et sages, mes vivres plus forts que ta main, mes rires plus fort que ton cri
D'absence, pause
La quête, mendier sa vie, demander la direction
Maybe you scared too
Avant qu'il ne pleuve sur ma vie
Avant que le vol prenne son envol
Haaaaaaaaaa
Ma liberté, mes énergies, mes espoirs, mes rêves
J'appartiens à la vie

mardi 19 décembre 2017

Enivrez-vous

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

Baudelaire, le spleen de Paris, XXXIII