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mardi 1 octobre 2019

Josh Ritter, Wings



at night we crossed the border following a Black robe to the edge of the reservation—to Cataldo Mission where the saints and all the martyrs look down on dying converts what makes the water holy she says is that that it's the closest thing to rain I stole a mule from Anthony—I helped Anne up upon it and we rode to Coeur d'Alene—through Harrison and Wallace they were blasting out the tunnels—making way for the light of learning when Jesus comes a'calling she said he's coming round the mountain on a train it's my home—last night I dreamt that I grew wings I found a place where they could hear me when I sing we floated on to Hanford on a lumber boat up river past the fisheries and the milltowns like a stretch of future graveyards she was driven to distraction—said I wonder what will happen when they find out they're mistaken and the land is too changed to ever change we waded through the marketplace—someone's ship had come in there was silver and begonias—dynamite and cattle there were hearts as big as apples and apples in the shape of Mary's heart I said inside this gilded cage a songbird always looks so plain it's my home—last night I dreamt that I grew wings I found a place where they could hear me when I sing. and so they came with cameras—breaking through the morning mist press and businessmen—tycoons—Episcopal philanthropists lost in their appraisal of the body of a woman but all we saw were lowlands—clouds clung to mountains without strings and at last we saw some people huddled up against the rain that was descending like railroad spikes and hammers they were headed for the border—walking and then running then they were gone into the fog but Anne said underneath their jackets she saw wings

vendredi 29 avril 2016

Danse avec les livres

19 février 2007

Et si mon art chevaleresque était les mots, sans sens, significations aucune, juste, le plaisir d'écriture, les chiffres automatiques, qui sortent tête béante de mon être, sans lacune aucune, sans risque de'unportune, de fortune du pauvre, de légende oricielle, logicielle, fenêtre sur la cours de mon coeur, de ton coeur, de notre vie, visage éphémère de la vie, le regard lunaire de la vie sur cette planète lointaine, Belson et son fils, Belson et sa fille, la mère de mes enfants, les cheveaux exhaltés sans commnication, tous ces maux qui jaillisent ce matin, tout ces mots, colorisés, fond plat de formule 1, la vitesse sans limite, les cheveux sans vie, et la mort dans tout cela, repoussée, jusqu'à la prochaine fois, jusqu'aux callanques grecs de la méditérrannée,juste à la vie sur terre, jusqu'à l'envie. Le risque maximal est de ne pas se faire plaisir, roman photo de la vie, romancier et scierie dans mes bottes, rire galvanisé sans osé, José qui ne veut pas aller à l'école, risque collatéral, film en noir et blanc, Vampyr de Dreyer et caramail, caramel et frangipane, frangine écologique, logique sans économie, filtre à passion, humour avec amour, livre sans raison, l'homme sans qualité et sans défaut, la fatigue de ne pas être soi, la fatigue d'exister en si petite quantité.

La vie sera celle que je construirai dans les étoiles filantes de l'envie.
L'amour sera celui de la terrre, la mer, sans ennui, sans risque de ne pas mourir trop tôt.
L'immortalité sans lys, s'enlise dans ce dessert jaune de la Mauritanie, dans ce désert blanc de la monotonie où pousse la vie sur chaque parcelle de grain de petit et calme sable.
Le vent s'invite sans cesse, sans maîtresse, dès q'il peut, virvolant sans casque, chantant sans prise, épris de liberté, de sagesse et de bonté.
L'amititié, n'est pas ce que tu crois, les amis sont seuls et sans oubli.
Roman policier loufoque où les héros sortent tout droit de la 7ème dimension des nuages bas le matin en bretagne.
Un collage photographique parsemé d'étoiles linéaires sans équation à 3 inconnus du nord express qui vous mènent là vous vous allongez, seul, dans l'océan infini des rythmes cardiaques de l'envie.

jeudi 30 décembre 2010

1 jour avant la fin de l'année, bébé s'agite, se balance, crie, pédale, tricote, je suis là, présent, je vis une belle histoire, depuis quelques mois, quelles années...

La mer, le ski, la poudreuse, la plaisir, la glisse, les joies, les sourires, les larmes la neige la liberté de mouvement, le vent, les livres, les regards bleu gris océan noir et voir, pluie sombre et écarlate, éclat des sourires, des rires enfantins, des "ah-reu" magiques, des larmes de bonheur magique, des fruits, des souvenirs plein les yeux enivrants, tendresse infinie, douceur câline, la mie de pain et les oiseaux qui dorment près des murs de 1989, le 1er Nöel, je ne suis plus malade... je suis vivant, je veux vivre, vivre encore, encore et encore...

30 décembre 2010... :-)

lundi 14 juillet 2008

...la douleur, le bonheur, la vie

jeudi 5 juin 2008

"Aucune bête aussi féroce", Edward Bunker

"Maintenant, ma liberté était absolue, d'une qualité qu'il est donné à peu de gens de vivre. Que j'aille au nord comme au sud, à l'est comme à l'ouest, ne faisait absolument aucune différence. C'était la liberté au point de me sentir exister dans un vide."

vendredi 16 mai 2008

vendredi 2 mai 2008

Agatha, MD

La scène commence par un long silence pendant lequel ils ne bougent pas. Ils se parleront dans une douceur accablée, profonde.

LUI. - Vous aviez toujours parlé de ce voyage. Vous avez toujours dit qu'un jour ou l'autre l'un de nous deux devrait partir.

Temps. Elle ne répond pas.

LUI. - Vous disiez : "Un jour ou l'autre il le faudra." Rappelez-vous.
ELLE. - Nous avons toujours parlé de partir, toujours il me semble, quand nous étions des enfants déjà. Il se trouve que je suis celle qui le fera.
LUI. - Oui. (temps) Vous en parliez comme d'une obligation qui aurait dépendu de notre seule volonté. (temps)
ELLE. - Je ne sais plus. Je ne me souviens plus bien.
LUI. - Oui...

Silence

LUI. - Vous disiez que si lointaine qu'elle soit il nous faudrait provoquer cette obligation de nous quitter, qu'un jour il faudrait choisir une date, un lieu, et s'y arrêter, et ensuite faire de telle sorte qu'on ne puisse plus empêcher le voyage, qu'on le mette hors d'atteinte de soi.
ELLE. - Oui. Je me rappelle aussi, oui, qu'on aurait dû, de même, décider d'un nom, du nom de quelqu'un qui devrait accompagner le voyage, partir avec nous.
LUI. - Pour justement qu'il vous empêche de le remettre à plus tard ? Plus tard encore ?
ELLE. - Peut-être. Oui.

Temps.

ELLE. - C'est un homme très jeune. Il doit avoir l'âge que vous aviez sur cette plage. (temps) Vingt-trois ans, je crois me souvenir.

Pas de réponse. Silence. Elle regarde par la fenêtre.

ELLE. - La mer est comme endormie. Il n'y a aucun vent. Il n'y a personne. La plage est lisse comme en hiver. (temps) Je vous y vois encore. (temps) Vous alliez au-devanr des vagues et je criais de peur et vous n'entendiez pas et je pleurais.

Silence. Douleur.

LUI (lenteur). - Je croyais tout savoir. Tout.
ELLE. - Oui.
LUI. - Tout avoir prévu, de tout, de tout ce qui pourrait survenir entre vous et moi.
ELLE (bas, comme un écho). - Oui.
LUI. - Je croyais avoir tout envisagé... tout... et puis, voyez...

Silence. Il ferme les yeux. Elle le regarde.

ELLE. - La douleur, non, ce n'est jamais possible.
LUI. - C'est ça... jamais... on croit la connaître comme soi-même et puis, non... chaque fois elle revient, chaque fois miraculeuse.

Silence.

ELLE. - Chaque fois on ne sait plus rien, chaque fois... devant ce départ par exemple... on ne sait plus rien.
LUI. - Oui (temps) Et tu vas partir.
ELLE. - Oui... sans doute... oui...

Silence. Ils se regardent.

MD

"Au carrefour, la première maison avenue de la République, près de la mare."








dimanche 27 avril 2008

"La vie tranquille", Duras

"Je vois que c'est par hasard que je me suis aperçue dans la glace, sans le vouloir. Je ne suis pas allée au-devant de l'image que je connaissais de moi. J'avais perdu le souvenir de mon visage. Je l'ai vu là pour la première fois. J'ai su en même temps que j'existais.

J'existe depuis vingt-cinq années. J'ai été toute petite, puis j'ai grandi et j'ai atteint ma taille, celle-ci que j'ai maintenant et que j'ai pour toujours. J'aurais pu mourir d'une des mille façons dont on meurt et pourtant j'ai réussi à parcourir vingt-cinq années de vie, je suis encore vivante, pas encore morte. Je respire. De mes narines, sort une haleine vraie, moite et tiède. J'ai réussi sans le vouloir à ne mourir de rien. Cela avance avec entêtement, ce qui semble arrêté, en ce moment, ma vie. J'entends les battements de mon cœur et les paumes de mes mains se sentent l'une l'autre m'appartenir : à moi, à ceci qui supporte ma découverte de ce moment. En ce moment même où je dévale avec les armées des choses - hommes, femmes, bêtes, blés, mois..."

"Je pourrais être mille fois différente de ce que je suis et, en même temps, être à moi seule ces mille différences. Cependant, je ne suis que celle-ci qui se regarde en ce moment et rien au delà. Et je dispose peut-être encore d'une trentaine d'années pour vivre, trente octobre, de trente août pour passer ce moment-ci à la fin de ma vie. Je suis à jamais prise au piège de cette histoire-ci, de ce visage-là, de ce corps-là, de cette tête-là."

"... Mais finalement, sans le vouloir, tout ce que je suis arrivée à faire, c'est à lâcher un oiseau dans le vent. Il était un oiseau véritable et à cause de moi il le restera éternellement."

jeudi 24 avril 2008

"La bête contre les murs", Edward Bunker

P.145

" Ce soir-là, il montra la lettre à Earl et lui demanda conseil.
- Fais ce que ta conscience jugera bon et bien de faire... et non ce que tu croiras que les autres vont penser. Si elle a été une bonne nana, alors, tu devrais le faire. Si ç'a été une garce folle de son cul, baise-la dans les règles et elle l'aura dans le baba.
- C'est une vraie garce. Elle n'est pas venue ici une seule fois.
- Quoi que tu fasses, ce sera bien. Même si tu as tort, pour moi, ce sera toujours bien.
Ron essaya de répondre à la lettre. Le censeur la lui renvoya. Le règlement interdisait toute correspondance entre prisonniers de différents établissements pénitentiaires sans autorisation spéciale. Il n'essaya pas d'obtenir l'autorisation et ne lui écrivit plus jamais."

dimanche 29 juillet 2007

Ecrire

"Un jour, peut-être, au cours des siècles à venir, on lirait cette écriture, elle serait déchiffrée elle aussi, et traduite. Et l'immensité d'un poème illisible se déploierait dans le ciel."

"Ecrire", Maguerite Duras.

dimanche 22 juillet 2007

Marguerite Duras, "Ecrire"

"Je crois que si j'avais joué du piano en professionnelle, je n'aurais pas écrit de livres. Mais je n'en suis pas sûr. Je crois aussi que c'est faux. Je crois que j'aurais écrit des livres dans tous les cas, même dans ce cas de la musique parallèle. Des livres illisibles, entier cependant. Aussi loin de toute parole que l'inconnu d'un amour sans objet. Comme celui du Christ ou de J. B. Bach - tous les deux d'une vertigineuse équivalence."

"Un livre ouvert c'est aussi la nuit."

"Je ne sais pas pourquoi, ces mots que je viens de dire me font pleurer."

dimanche 27 mai 2007

Mais je peux aussi

exister par moi-même, je peux vivre sans devoir rendre des contes, je peux allumer les flèches des envies de vivre et les parfumer de myosotis jaune chèvrefeuille, je peux les regarder s'étendre le long des étoiles turquoises qui baignent dans l'océan infiniment petit de mes espoirs sereins, fatigué de ne pas vivre, fatigué, atterir comme un écho libre, écolien éolien, sans abîme.

lundi 19 février 2007

Danse avec les livres

Et si mon art chevaleresque était les mots, sans sens, significations aucune, juste, le plaisir d'écriture, les chiffres automatiques, qui sortent tête béante de mon être, sans lacune aucune, sans risque de'unportune, de fortune du pauvre, de légende oricielle, logicielle, fenêtre sur la cours de mon coeur, de ton coeur, de notre vie, visage éphémère de la vie, le regard lunaire de la vie sur cette planète lointaine, Belson et son fils, Belson et sa fille, la mère de mes enfants, les cheveaux exhaltés sans commnication, tous ces maux qui jaillisent ce matin, tout ces mots, colorisés, fond plat de formule 1, la vitesse sans limite, les cheveux sans vie, et la mort dans tout cela, repoussée, jusqu'à la prochaine fois, jusqu'aux callanques grecs de la méditérrannée,juste à la vie sur terre, jusqu'à l'envie. Le risque maximal est de ne pas se faire plaisir, roman photo de la vie, romancier et scierie dans mes bottes, rire galvanisé sans osé, José qui ne veut pas aller à l'école, risque collatéral, film en noir et blanc, Vampyr de Dreyer et caramail, caramel et frangipane, frangine écologique, logique sans économie, filtre à passion, humour avec amour, livre sans raison, l'homme sans qualité et sans défaut, la fatigue de ne pas être soi, la fatigue d'exister en si petite quantité.

La vie sera celle que je construirai dans les étoiles filantes de l'envie.
L'amour sera celui de la terrre, la mer, sans ennui, sans risque de ne pas mourir trop tôt.
L'immortalité sans lys, s'enlise dans ce dessert jaune de la Mauritanie, dans ce désert blanc de la monotonie où pousse la vie sur chaque parcelle de grain de petit et calme sable.
Le vent s'invite sans cesse, sans maîtresse, dès q'il peut, virvolant sans casque, chantant sans prise, épris de liberté, de sagesse et de bonté.
L'amititié, n'est pas ce que tu crois, les amis sont seuls et sans oubli.
Roman policier loufoque où les héros sortent tout droit de la 7ème dimension des nuages bas le matin en bretagne.
Un collage photographique parsemé d'étoiles linéaires sans équation à 3 inconnus du nord express qui vous mènent là vous vous allongez, seul, dans l'océan infini des rythmes cardiaques de l'envie.