mercredi 3 janvier 2018

Portishead - Roads - (Roseland NYC HQ Audio)



Ohh, can't anybody see
We've got a war to fight
Never found our way
Regardless of what they say

How can it feel, this wrong
From this moment
How can it feel, this wrong

Storm in the morning light
I feel
No more can I say
Frozen to myself

I got nobody on my side
And surely that ain't right
And surely that ain't right

Ohh, can't anybody see
We've got a war to fight
Never found our way
Regardless of what they say

How can it feel, this wrong
From this moment
How can it feel, this wrong

How can it feel, this wrong
From this moment
How can it feel, this wrong

Ohh, can't anybody see
We've got a war to fight
Never found our way
Regardless of what they say

How can it feel, this wrong
From this moment
How can it feel, this wrong

Nahko & Medicine For The People Aloha Ke Akua LIVE in SF HD

Nahko & Medicine for the People 'Aloha Ke Akua' Gathering of the Vibes 2014

Jules Supervielle, Dans l'oubli de mon corps

Dans l'oubli de mon corps
Et de tout ce qu'il touche
Je me souviens de vous.
Dans l'effort d'un palmier
Près des mers étrangères
Malgré tant de distances
Voici ce que je découvre
Tout ce qui faisait vous,
Et puis je vous oublie
Le plus fort que je peux
Je vous montre comment
Faire en moi pour mourir.
Et je ferme les yeux
Pour vous voir revenir
Du plus loin de moi-même
Où vous avez failli
Solitaire, périr.

Jules Supervielle, Dans l'oubli de mon corps

samedi 23 décembre 2017

J'appartiens à la vie

Ma maison hantée
La pluie, le vent
Mon esprit hanté
Par ces cris, silencieux, humains, d'amour
Les vagues de beauté bleue sur mon âme
La course,
Le souffle essouflé
Les paris et les chiens
Ma mère, mon père
Mes amis
La rigolade et les sourires tendres des nuages qui brillent haut dans le ciel étoilé de mes nuits sans image et sages, mes vivres plus forts que ta main, mes rires plus fort que ton cri
D'absence, pause
La quête, mendier sa vie, demander la direction
Maybe you scared too
Avant qu'il ne pleuve sur ma vie
Avant que le vol prenne son envol
Haaaaaaaaaa
Ma liberté, mes énergies, mes espoirs, mes rêves
J'appartiens à la vie

mardi 19 décembre 2017

Enivrez-vous

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

Baudelaire, le spleen de Paris, XXXIII

jeudi 14 décembre 2017

Ólafur Arnalds - Árbakkinn ft. Einar Georg

The river in the lava

In a blue dream
she lingers alone
frolicly playing
on strings and rapids
and playfully splashing
the gray stone
in a still pool
the speed reduced
with modest charm
the river murmurs
continually reborn
and marvelous
she practices the art
which is the fairest from ancient fire
resonance is made
I hear the sound
in my heart
I hear the sound in my heart

By Einar Georg

mardi 21 novembre 2017

On ne vit qu’une fois, une seule, Sergeï Essénine



On ne vit qu’une fois, une seule
La jeunesse ne brûle qu’une fois
Comme la lune dans son pays natal
Je veux vivre vivre vivre
Jusqu’à la peur, jusqu’au mal
Fusse comme un détrousseur, un chercheur d’or
Ne fusse que pour voir comment
Les souris dans les champs dansent de joie
Pour entendre comment
Dans les puits les grenouilles
Chantent de volupté
Comme la fleur du pommier jaillit mon âme blanche
Le vent soufflant sur mes yeux
En fait deux flammes bleues
Pour Dieu, apprenez-moi
N’importe quoi, je le ferai Pour chanter dans un jardin humain