mardi 1 novembre 2022

 Eaux troubles

Début d'un nouveau chemin ?

Doutes

Mer

Vent

Agité par le sang mauvais

Gris ardoise

Fraise noire

Regarder par la fenêtre 

Le vent qui souffle sur le doux murmure de nuages brouage

La peau qui se craquelle

Lé nerf git sous terre

Se confond avec l'arc en ciel

Orange et bleu

Frais et cosmique

Je fuis et tend mon regard vers cet univers

Qui m'attend

Qui m'attend

Qui m'attend


samedi 29 octobre 2022

La terre nous aimait un peu, je me souviens

 RC

La terre nous aimait un peu, je me souviens

De toi, sur la lune, brillant d'étoiles dans les cheveux, 

Du sourire sans larme étincelle de mon désir

Du charme brillant, juste, doux comme la neige, de tes yeux ronds et marrons

Châtaignes prises dans la main

Brise sur ma joue

Des lendemains qui bruissent de mille odeurs jaunes, et citron vert

Le rayon poursuit son chemin vers l'arrête du bonheur

vendredi 28 octobre 2022

 Vivre sur un bateau

Enchanté, noir, doux, qui résiste aux vents de mon âme

Qui penche du côté de mes armes

Qui flotte dans une bouteille

Sans que rien ne dise à Mireille

Les abris, les vagues, les murs, les tempêtes

Rien qui ne soit prise de tête

dimanche 5 décembre 2021

SEX PISTOLS ANARCHY UK REMIX ZEBRA


En hommage à Franck.

dimanche 10 octobre 2021

Murmure la mer loin du fracas des étoiles

 

 Murmure la mer loin du fracas des étoiles 

 

Je t'appelle

Et le murmure me répond

Le son du miracle d'or et mi

Que vois-tu ?

Jusqu'ici rien, tu es libre, il me semble

Dans les tréfonds sonores de la terre

Endeuillée, enguirlandée, fatiguée

Futiles retords remords

La jouissance des poissons parlent aux yeux des hérissons

Le souffle du sport anticipé passe par la maison de la prairie

Les joies s'étouffent et se grippes

Echarpe de mon amour, écharde de ton ciel

Bricole bicolore et démonstrative, la mer parle, chante, rit, danse

Chuuuuutttttt

Murmure la mer dans le fracas silencieux des étoiles

Murmure ma mer loin du fracas des étoiles

mardi 8 décembre 2020

Guillevic

 Lien : http://blog.bnf.fr/lecteurs/index.php/2017/03/eugene-guillevic-1907-1997/


Mais quelle est l’essence de la poésie selon Guillevic ? Il en donne de belles définitions : « La poésie, c’est les noces de la parole et du silence » ; ou « une sculpture du silence. » Et la fonction ? « Pour moi, le poète doit aider à vivre le sacré dans la vie quotidienne. Vivre le sacré dans le moindre de ses gestes ».


https://www.franceculture.fr/emissions/jacques-bonnaffe-lit-la-poesie/eugene-guillevic-cest-le-silence-qui-parle-14-eugene

7 décembre 2012

 "Je n'étais pas d'accord, je me suis tue"...

vendredi 11 septembre 2020

Aragon, LA NUIT D'EXIL

 Aragon

La Nuit d’exil

   

Qu’importe à l’exilé que les couleurs soient fausses
On jurerait dit-il que c’est Paris si on
Ne refusait de croire aux apparitions
J’entends le violon préluder dans la fosse
 
C’est l’Opéra dit-il ce feu follet changeant
J’aurais voulu fixer dans mes yeux mal ouverts
Ces balcons embrasés ces bronzes ce toit vert
Cette émeraude éteinte et ce renard d’argent
 
Je reconnais dit-il ces danseuses de pierre
Celle qui les conduit brandit un tambourin
Mais qui met à leur front ces reflets sous-marins
Le dormeur-éveillé se frotte les paupières
 
Des méduses dit-il des lunes des halos
Sous mes doigts fins sans fin déroulent leurs pâleurs
Dans l’Opéra paré d’opales et de pleurs
L’orchestre au grand complet contrefait mes sanglots
 
J’aurais voulu fixer dans ma folle mémoire
Cette rose dit-il cette mauve inconnue
Ce domino fantôme au bout de l’avenue
Qui changeait pour nous seuls de robe tous les soirs
 
Ces nuits t’en souvient-il Me souvenir me nuit
Avaient autant d’éclairs que l’œil noir des colombes
Rien ne nous reste plus de ces bijoux de l’ombre
Nous savons maintenant ce que c’est que la nuit
 
Ceux qui s’aiment d’amour n’ont qu’elle pour adresse
Et tes lèvres tenaient tous les soirs le pari
D’un ciel de cyclamen au-dessus de Paris
Ô nuits à peine nuits couleur de la tendresse
 
Le firmament pontait des diamants pour toi
Je t’ai joué mon cœur sur les chances égales
Soleil tournant des boulevards feux de Bengale
Que d’étoiles à terre et par-dessus les toits
 
Quand j’y songe aujourd’hui les étoiles trichèrent
Le vent charriait trop de rêves dérivés
Et les pas des rêveurs sonnaient sur les pavés
Des amants s’enlaçaient sous les portes cochères

 
Nous peuplions à deux l’infini de nos bras
Ta blancheur enflammait la pénombre éternelle
Et je ne voyais pas au fond de tes prunelles
Les yeux d’or des trottoirs qui ne s’éteignaient pas
 
Passe-t-il toujours des charrettes de légumes
Alors les percherons s’en allaient lentement
Avec dans les choux-fleurs des hommes bleus dormant
Les chevaux de Marly se cabraient dans la brume
 
Les laitiers y font-il une aube de fer-blanc
Et pointe Saint-Eustache aux crochets des boutiques
Les bouchers pendent-ils des bêtes fantastiques
Épinglant la cocarde à leurs ventres sanglants
 
A-t-il a tout jamais décidé de se taire
Quand la douceur d’aimer un soir à disparu
Le phono mécanique au coin de notre rue
Qui pour dix sous français chantait un petit air
 
Reverrons-nous jamais le paradis lointain
Les Halles l’Opéra la Concorde et le Louvre
Ces nuits t’en souvient-il quand la nuit nous recouvre
La nuit qui vient du cœur et n’a pas de matin